mardi 16 août 2016

Réunion d'été pour LA SEMILLA

De retour en Colombie après un mois et demi en France, je reprends ma plume numérique. Ceux qui suivent notre blog allaient finir par penser qu'il ne se passait plus rien à LA SEMILLA et je ne voudrais pas qu'ils s'inquiètent... Il me serait en effet difficile de vous raconter tous les évènements récents tant ils ont été riches et je vais donc me contenter ici de revenir sur la réunion de notre Conseil d'Administration qui a eu lieu au mois de juillet.

Au-delà du fait qu'elle a permis de dynamiser notre équipe qui s'est élargie (encore bienvenue à Paola !), elle aura surtout été l'occasion de se mettre d'accord sur une nouvelle définition de notre projet. Trois facteurs y ont contribué : l'étude externe réalisée pour nous par l'association colombienne MISION GAIA, mes premières observations sur place et des sollicitations de collaboration émanant d'acteurs associatifs locaux.

La décision collective qui a été prise vise à élargir nos champs d'action pour passer de la création d'une école à celle d'un centre éducatif et culturel tout en gardant notre objectif initial de "construire un pont entre notre monde "moderne" et globalisée et les peuples premiers de la Sierra Nevada en Colombie (indiens Kogis notamment)". Objectif qui continue de se décliner en des facettes écologique, éducative et culturelle. Nous gardons bien évidemment aussi des projets dirigés vers les enfants (et nous sommes actuellement en discussion avec une association colombienne sur ce sujet) mais cet élargissement nous permettra notamment de répondre à des besoins locaux et à des sollicitations récentes, par exemple :

  • jouer un rôle d'éducation écologique pour des populations adultes ;
  • aider et soutenir une association locale partenaire (co-dirigée par un mamo kogi !) pour l'élaboration d'un film-documentaire sur les fêtes kogis, à des fins de sauvegarde de leur patrimoine culturel.

Justement sur ce dernier sujet, c'est avec émotion que je "monte" cette semaine dans la Sierra Nevada de Santa Marta pour assister à une fête indienne traditionnelle et j'espère vous ramener prochainement quelques images, si les kogis m'y autorisent.

samedi 30 avril 2016

Voyage en Terre Kogi

Dans notre précédent billet, nous faisions référence à la restitution des objets précolombiens qui s'est déroulée le 25 février dernier. Depuis, un dossier du Figaro Magazine et une émission de France 2 ont été consacrés à cet évènement historique, réalisé avec l'aide de l'association TCHENDUKUA. Inverser le mouvement, aller vers la dernière civilisation précolombienne en état de marche, non plus pour voler, conquérir ou mépriser mais pour échanger, apprendre et respecter. C'était l'objet de la restitution et c'est aussi à cela que notre association souhaite œuvrer. Le voyage dont je reviens tout juste, jusqu'aux villages kogis de Tungueka et Yinkoamero, du côté de Rio Ancho (Guajira, Colombie) va dans ce sens. Voyage en territoire kogi, loin de notre monde moderne...

La région de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, qui est la plus haute montagne en bord de mer de la planète (le Pico Colón atteint 5775 m à 30 km du bord de mer...), se caractérise par sa biodiversité incroyable et par la présence de la dernière civilisation précolombienne en état de marche : les descendants des Tayronas. Des 4 familles présentes dans la Sierra Nevada, à savoir les indiens Kogis, Arhuacos, Wiwas et Kankuamos, la première compte 10 à 12 000 personnes et elle est probablement celle qui a le mieux préservé sa culture et sa sagesse ancestrales. Il faut dire qu'à l'exception de quelques villages facilement accessibles, l'accès au territoire kogui nécessite quelques efforts physiques et d'être accompagné par quelques-unes des rares personnes à avoir leur confiance.

C'est donc avec l'aide de "Jimmy", un guide qui a établi depuis plus de 20 ans une relation presque filiale avec le "mamo" Juan (sage, chamane) de Yinkoamero, que j'entreprends l'expédition. Ce n'est pas ma première rencontre avec les indiens de la Sierra Nevada, mais jusque là, j'étais resté dans des zones basses, où l'on trouve des villages plus faciles d'accès. C'est le cas du premier village que nous traverserons : Tungueka, qui est situé sur des terres ancestrales restituées aux kogis par le gouvernement colombien, grâce à l'insistance et à la force du mamo Juan. C'est donc un village récemment construit et relativement facile d'accès : on peut même y accéder en "moto taxi" depuis la route. Cependant, l'ambiance y est saisissante et on peut déjà y percevoir la force de la Sierra :

Si cette restitution est un beau pas en avant pour les droits des indiens, c'est aussi un apprentissage pour des personnes venues de plus haut et qui doivent apprendre à gérer le contact avec notre civilisation. Jimmy m'explique le travail d'éducation qu'il effectue lorsqu'il voit par exemple des enfants jouer avec une pile ou batterie qu'ils ont perforée pour en faire une voiture parce qu'ils n'ont aucune conscience de sa toxicité...

Passés les premiers contacts, les rituels d'échanges, et des approches parfois timides et émouvantes, nous poursuivons notre route vers Yinkoamero. Le paysage change, la nature se fait plus forte et présente : nous entrons en territoire kogi ! Ici plus de trace de notre "civilisation moderne". Dans cette deuxième étape de notre trajet (qui nous nécessitera un jour et demi), nous ne rencontrerons même pas un paysan colombien : que des indiens, tous kogis, certains parlant espagnol, d'autre pas. Le chemin se fait plus difficile, offrant parfois des vestiges de la civilisation Tayrona, comme cet escalier :

Parfois c'est le paysage naturel lui-même qui est saisissant, à l'image de cette immense versant rocheux lisse duquel s'écoule un léger filet d'eau :

Les Kogis le surnoment "El vestido" car pour eux, cette plaque rocheuse contient la mémoire d'un de leurs savoirs traditionnels à la fois pratique et sacré : le tissage.

Nous arriverons finalement sous la pluie et trempés à la maison de mamo Juan, un peu en retrait du village de Yinkoamero. Distribution de cadeaux (el saludo"), nous apportons notamment des poissons séchés et nous sommes accueillis en retour avec une soupe à base d'une racine locale ("malanga" en espagnol, "mungi" en langue kogi). Le goût est agréable et surtout elle est très rassasiante après les heures de marche que nous venons de vivre, pour cette lente ascension. Nous pourrons dormir dans la "cansamaria" voisine qui sert de temple et de lieux de discussion aux kogis, témoignage de la proximité et de la confiance que fait Mamo Juan à Jimmy.

Les deux jours qui viennent, nous pourrons assister à des évènements exceptionnels comme la construction d'une nouvelle cansamaria (de forme carrée, celle-là) :

C'est assez impressionnant à voir. Pas de chef, juste le regard contemplatif du mamo et la vingtaine de kogis semble pourtant incroyablement coordonnée et efficace. Il faut à peine 3 jours pour une construction uniquement en bois et fibre végétale : même pas un clou ou une vis...

Cependant, le plus marquant et le plus fort dans ce voyage sera sans aucun doute les longues discussions autour du feu avec le mamo, dans l'intimité de la cansamaria. Lui raconter mon histoire, lui parler de notre projet, le suivre lorsqu'il passe du matériel au spirituel... Je n'ai pas de photos à montrer et il me serait difficile de relater cette partie en détail... Je peux juste simplement dire que j'ai senti une relation de confiance mutuelle peu à peu s'établir, dans la profondeur du dialogue et de la présence. "Quatre fois" me dira-t-il, "Tu dois venir ici quatre fois...".

Le mamo nous accompagnera dans notre descente. Environ 5 heures en pleine chaleur et sur des chemins escarpés. Malgré ses 71 ans, sa marche est assurée et sa position toujours verticale et stable. Il n'a pas besoin de boire quand j'avalerai à moi seul presque 2 litres d'eau. Il semble à la fois présent avec la montagne et les irrégularités du sentier et en même temps ailleurs. Il marche, tout en utilisant son "poporro", objet sacré qui permet aux indiens un "travail intérieur".

"Quatre fois", peut-être le début d'un dialogue...

lundi 7 mars 2016

Carnet de voyage : de Taganga à Cartagena

De la restitution des objets précolombiens aux Kogis, célébrée ensuite à l´Alliance Française de Santa Marta, jusqu´au Festival international de cinéma de Cartagena (FICCI), en passant par des "rencontres écologiques" dans la Sierra Nevada, ce premier passage sur la Côte caraïbe colombienne aura été riche d´évènements. Parfois prévus, parfois innatendus car, comme on dit ici, "Nada es seguro, todo es posible" (Rien n´est sûr, tout est possible).

Je devais atterir le 29 février à Santa Marta, mes billets d´avion avaient été achetés. Finalement j´apprends par le biais de l´Association TCHENDUKUA, organisatrice de l´évènement, que la restitution historique d´objets précolombiens aux indiens Kogis (dans le cadre du projet ZIGONESHI) aura lieu le 25, après avoir été plusieurs fois décalée. Information, inspiration, réaction : j´avance donc mes billets pour le 24. Malheureusement (?), le lieu de restitution initialement prévu dans le petit port de TAGANGA, sera déplacé vers un endroit tenu secret au dernier moment. La restitution aura donc bien lieu, en comité très restreint et afin de préserver la solemnité de la restitution de ces objets en or, sacrés pour les Kogis. L´évènement est relaté sur le blog du navigateur Olivier JEHL.

Donc, "rien n´est sûr"... Mais comme "tout est possible", ma journée en partie improvisée du 25 sera un feu d´artifice d´évènements innatendus : visite d´une école à TAGANGA, rencontre-déjeûner avec des personnes désireuses d´aider notre association et finalement soirée à l´Alliance Française. Celle-ci sera également un concentré de rencontres : des représentants locaux ou français de diverses associations (TCHENDUKUA, Les films au clair de lune, etc.), des journalistes de médias régionaux, l´Ambassadeur de France, le directeur de l´Alliance Française ou des chercheurs qui travaillent avec les communautés indiennes.

Le fait d´avoir avancé mes billets me permettra également d´assister à une "rencontre écologique", deux jours plus tard dans une "finca" près de Minca. Au menu : consommation consciente, protection des cours d´eau, échanges de graines ("semillas") :

Egalement, protection des savoirs ancestraux, avec la "Universidad de los saberes ancestrales (UDSA)" qui s´approche un peu de notre projet. Rencontre et longues conversations avec l´indien wiwa Lwtana Nacoggi : écoute et questions d´abord. Seulement à la fin, je lui expose le projet LA SEMILLA. Il semble adhérer...

Après Minca, la puissance et la présence de la nature de la Sierra Nevada, changement de décor complet : la ville précoloniale de Cartagena (où vivent deux amis) et son festival international de cinéma. Ici se mélangent beauté, culture, créativité, pauvreté et richesse opulente. Cartagena accueille à la fois des touristes richissimes et une des plus gros cordons de misère d´Amérique latine : un immense yacht privé est stationné dans le port pendant que des nécessiteux mendient divers services de quelques centimes à quelques euros :

Certains films du festival touchent à nos sujets, par exemple :

  • "La balada del Oppenheimer park" : à travers un groupe de descendants des esquimaux SDF qui vivent dans un parc de Vancouver dont ils revendiquent la terre, le réalisateur aborde la survivance de la culture indigène dans un environnement "aculturant" ;
  • "Las aventuras de Nuku" : dessin animé écologique pour tous les âges qui met en scène un petit indien aux allures kogi, un mamo et une entrepreneuse cupide et destructrice. Le message est joli et la critique de notre société drôle et réaliste.

Une prise de conscience est en cours et dans tous les secteurs, même si elle est encore minoritaire : certaines choses sont sacrées et sont infiniment plus fortes que les intérêts financiers, politiques ou scientifiques...

lundi 14 décembre 2015

COP21 : au-delà des déclarations ?

La "COP21" vient de s'achever en fin de semaine dernière avec la signature de l'accord de Paris. Certains le qualifient d'historique pendant que d'autres n'y voient qu'une déclaration de bonnes intentions, soulignant qu'en l'absence de mécanisme coercitif, cet accord n'est pas juridiquement contraignant. Pour notre association, qui s'est rendue au Bourget pour l'occasion, le lien avec la nature et la protection de l'environnement qui en découle, beaucoup plus larges que les seules émissions de CO2, doivent être redécouverts et placés au cœur de l'enseignement pour devenir un savoir fondamental. Nous pensons que les peuples premiers peuvent nous y aider.

L'épuisement des ressources fossiles, les émissions de CO2 et la pollution de l'air qui en découlent sont certes un problème important. Comme disait le Sheikh Rashid ben Saïd al-Maktoum, émir de Dubaï : « Mon grand-père se déplaçait en chameau. Mon père conduisait une voiture. Je vole en jet privé. Mes fils conduiront des voitures. Mes petits-fils se déplaceront en chameau ». Mais ils masquent aussi d'autres problèmes plus grands encore : épuisement et pollution de l'eau, gestion de déchets chaque jour plus importants, disparition des abeilles à l'origine de la pollinisation de 70% des espèces végétales de notre planète, etc. Le problème est global mais les solutions sont probablement à chercher dans le local, peut-être chez ceux qui ont su garder une relation harmonieuse avec la nature : les peuples premiers, parmi lesquels les Kogis.

Lorsque je me suis rendu au COP21, au Bourget, c'est avec un grand plaisir que j'ai pu visiter et assister à des conférences au sein du "pavillon des peuples autochtones". Les intervenants, qu'ils proviennent de l'ONU ou d'ONG internationales, y soulignaient l'urgence de ré-apprendre des savoirs conservés par les peuples premiers :

J'ai découvert que de nombreuses initiatives commencent à émerger sur ces sujets. Il y était même question d'éducation. Cependant j'ai demandé, à plusieurs intervenants s'ils connaissaient des cas d'écoles, comme celles que nous projetons de créer ; c'est à dire qui auraient une partie de leurs enseignements inspirés et transmis par les peuples premiers à des enfants "non indiens". Même si l'information demande à être confirmée - une personne du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) m'a dit qu'elle se renseignerait mieux - ceux/celles avec qui j'ai pu discuter m'ont dit que l'idée leur paraissait très bonne mais qu'à leur connaissance cela n'existait pas.

Alors allons-y, tentons l'expérience ! Ensemble...

lundi 23 novembre 2015

Lancement de l'étude terrain en Colombie

Cette semaine, nous démarrons une étude terrain dans la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie. Elle est essentielle pour préciser les contours de notre projet : créer une école alternative qui s'inspire de la sagesse des peuples premiers (indiens Kogis). Pour financer cette étude, nous lançons une campagne de financement participatif (crowdfunding) sur la plateforme HelloAsso à laquelle vous pouvez participer.

Mappa_Sierra.jpeg

Cette étude sera réalisée par l'association colombienne MISION GAÏA, engagée dans la protection de l'environnement et l'éducation : Logo_Mision_Gaia.jpeg

Elle devrait durer 8 semaines et nous permettra d'obtenir des éléments concrets et précis sur les 8 sujets suivants :

  • démarches,
  • identification des entités locales travaillant sur des sujets connexes,
  • façon dont notre projet pourrait s'intégrer aux besoins de la région (indiens, autorités, familles),
  • localisations possibles de l'école,
  • évaluation des coûts financiers,
  • recherche des possibilités de subventions et "recettes" locales,
  • validation du calendrier,
  • activités complémentaires possibles (culturelles, extra-scolaires, formations pour adultes, etc.).

Pour pouvoir financer le coût de cette étude, nous avons besoin de votre soutien et c'est pourquoi nous avons lancé une campagne de financement participatif (crowdfunding) sur la plateforme HelloAsso.

Encore merci d'être avec nous dans ce chemin !

NB1 : Si vous préférez les modes de soutien plus traditionnels (chèque, virement, etc.), vous trouverez les informations nécessaires sur notre page de dons.

NB2 : Une autre manière de nous aider est de diffuser cette information ou de faire connaître notre projet (blog, site web, page Hello Asso).

dimanche 25 octobre 2015

Un logo aux couleurs des Kogis et un site Internet : de la communication à l'action...

Notre association renforce son identité avec un logo qui surgit de Terre et un site Internet qui surgit du cyberespace : pour être un pont par l'éducation !

Chacun appréciera et ressentira notre logo à sa façon :

Logo.jpg

Nous souhaitions quand même expliquer le choix des couleurs qui, au de-là du symbole, sont inspirées des teintes naturelles utilisées par les indiens Kogis de la Sierra Nevada de Colombie dans leurs sacs (mochilas) ou leurs colliers, comme sur cette photo du "mamu" (sage) Jose Gabriel Limako avec qui j'ai eu la chance de pouvoir discuter (il parle espagnol,ce qui n'est pas le cas de la majorité) :

Mamu-Jose-Gabriel-Limako.jpg

Quant à notre site Internet, il va s'étoffer et évoluer au fil du temps mais vous pourrez déjà trouver une "landing page" ici : www.lasemilla.paris

Pour les puristes, c'est un site auto-hébergé, sans cookies ni publicité et "en HTTPS" (sécurisé). Un site "bio" en quelques sortes...

Notre association, maintenant dotée de ces quelques outils (structure juridiques, compte en banque, site Internet, etc.), va maintenant pouvoir passer à l'action sur le terrain : en Colombie !

La première étape sera la réalisation prochaine d'une étude sur place pour préciser les contours de notre projet (localisation, coût, estimation des délais, etc.). Cette étude sera payée à une association locale (Mision Gaïa) œuvrant dans la protection de l'environnement et l'éducation.

C'est pourquoi notre site Internet a été doté d'un bouton de dons, afin de pouvoir dès maintenant commencer à récolter des fonds.

C'est votre intérêt et votre soutien qui feront notre force.

NB : encore merci à Johanna pour la conception du logo et du site ainsi qu'à Benjamin pour avoir mis à disposition et configuré son propre serveur pour l'héberger.

lundi 12 octobre 2015

Les Indiens Kogis en France !

Nous nous devions de vous signaler un évènement rare : 3 sages kogis viennent d'arriver en France, pour une tournée organisée par l'association TCHENDUKUA.

Cette association, qui rachète depuis de nombreuses années des terres aux Indiens kogis dans la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, organise en effet une tournée de conférences, concerts, évènements en ce moment même, dans le cadre du projet ZIGONESHI. Le premier évènement a lieu aujourd'hui dans le centre agroécologique des Amanins dans la Drôme :

Zigoneshi.jpg

Ensuite, viendront d'autres évènements dans différentes villes de France et de Suisse : Lyon, Genève, Saint-Étienne, Toulouse, etc.

Pour les parisiens, un concert aura lieu le lundi 26 octobre : "Spectacle caritatif: Voyage par le dialogue et la musique en présence de trois Indiens Kogis, à la cité de la musique. Concert de Philippe Fournier Chef de l’Orchestre Symphonique de Lyon et 8 musiciens"

Plusieurs représentants de LA SEMILLA seront présents à cet évènement puisque l'association TCHENDUKUA, avec qui nous commençons à tisser des liens, a eu la gentillesse de nous fournir des invitations.

Agissant sur des terrains différents, nous avons néanmoins des objectifs communs, en lien avec les peuples premiers de la Sierra Nevada. On en revient à notre précédent billet : De la compétition à la coopération...

mercredi 30 septembre 2015

Premières étapes, premiers choix

En franchissant ses premières étapes de germination (publication au JO, création d'un site Internet, ouverture d'un compte en banque), notre association LA SEMILLA s'affirme aussi dans ses choix : éthique, écologie et liberté.

Nous sommes heureux de vous annoncer que ces premières étapes, franchies récemment et indispensables pour commencer cette aventure, sont les suivantes :

  • publication de l'association au journal officiel ;
  • ouverture d'un compte en banque ;
  • préparation du serveur qui hébergera notre futur site internet : www.lasemilla.paris.

Ce site web est actuellement en cours de construction (merci à Johanna !) et ce blog permet déjà d'échanger avec vous en attendant qu'il soit terminé. N'hésitez pas à laisser des commentaires ou à nous écrire à l'adresse mail "contact@lasemilla.paris".

Derrière ces premières étapes qui peuvent paraître simples, il y a pourtant déjà des choix :

  • avoir une association non seulement habilitée à recevoir des dons mais également d'intérêt général, ce qui permet aux personnes payant des impôts sur le revenu en France d'en déduire entre 50 et 66% du montant de leurs dons (dans les limites fixées par la loi) ;
  • privilégier une finance "éthique" au travers du choix de la NEF et du Crédit Coopératif comme banques ;
  • favoriser un hébergement de nos serveurs informatiques en France et de confiance grâce à un site internet auto-hébergé (merci à Benjamin ;)), un blog et des boîtes mail portés par GANDI qui soutient des projets alternatifs dans le monde du logiciel libre essentiellement (voir ) ;
  • faire le choix de la sécurité et de la vie privée : notre site utilise le protocole sécurisé HTTPS qui permet authentification du site et confidentialité ; par ailleurs il ne dépose pas de cookies traceurs.

Enfin, nous sommes en train d'établir de nombreux contacts à la fois en France et en Colombie. Parmi eux, on peut citer l'association de protection de l'environnement "Mision Gaïa", basée à Minca dans la Sierra Nevada. Nous travaillons ensemble sur la réalisation d'une étude locale qui doit nous permettre de mieux définir les contours de notre projet, son calendrier et son coût. Les premiers dons permettront notamment de financer cette étude.

S'agissant de l'ouverture de notre compte en banque, ceci signifie que vous pouvez déjà nous soutenir en nous adressant des dons (déductibles d'impôts) : soit par chèque adressé à l'ordre de "ASSOCIATION LA SEMILLA" et envoyé à notre adresse postale (ASSOCIATION LA SEMILLA, 2 rue de l’École Polytechnique, 75005 Paris), soit par virement bancaire (nous contacter).

Certains n'ont d'ailleurs pas attendu l'ouverture de notre compte bancaire : merci à Nicolas notre premier donateur externe et membre bienfaiteur ! ;)

En vous remerciant une fois de plus pour votre intérêt et votre soutien pour notre projet ! Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons avancer.

NB : si vous faites un don et souhaitez recevoir un reçu fiscal (nécessaire pour bénéficier de la réduction d'impôts), transmettez nous votre adresse postale par courrier ou email.

jeudi 10 septembre 2015

De la compétition à la coopération

C'est une des idées fortes de notre document fondateur, adopté lors de notre Assemblée Générale constitutive du 31 août 2015.

Ce document, qui détaille les objectifs de notre association, sa philosophie et son esprit, prévoit en effet que :

Les écoles soutenues par LA SEMILLA visent à inscrire l'enfant dans un présent qui change, à l'aider à être un pont entre un passé oublié (mais à redécouvrir) et un futur qui se dessine, entre des traditions locales et une culture internationale. Tout en s'appuyant sur une base de savoirs fondamentaux, elles ont une approche dynamique de la connaissance et veulent aider l'enfant à devenir un adulte créatif qui aura des ressources pour s'adapter à la réalité de demain. Mais l'objectif le plus important demeure de contribuer à le rendre conscient et relié, dans l'empathie, à la nature, à l'autre et à lui-même, pour remplacer la compétition par la coopération.

Cette coopération, pourtant si simple et si naturelle mais qui s'éloigne d'une approche individualiste et compétitive, peut se traduire à tous les niveaux : coopération entre les enfants, entre les enfants et les enseignants, entre les enseignants et les parents, entre l'école et son environnement proche, entre la France et la Colombie, entre l'homme et la nature, entre nos sociétés "modernes" et les sociétés traditionnelles. Pour notre projet d'école dans la Sierra Nevada de Santa Marta, il s'agira sur ce dernier point d'une coopération nourrie d'échanges avec les représentants des indiens koguis, arhuacos ou wiwas, qui ont su garder une sagesse et une culture ancestrale, riche d'enseignements féconds.

Si vous souhaitez en savoir plus sur notre projet, nous vous invitons à lire notre Document Fondateur en cliquant ici : Document_Fondateur.pdf.

Vous pouvez aussi nous adresser vos questions à l'adresse mail suivante : contact@lasemilla.paris

A Bientôt !

jeudi 3 septembre 2015

Una semilla para cambiar el mundo

¿Cambiar el mundo?

¿Quien no soñó esto cuando niño?

La Fundación LA SEMILLA nace porque decidimos creer en nuestros sueños, sembrar la Vida...

Quisimos darles prelación a los niños, creando un colegio, en conexión con la naturaleza, en un sitio único en el planeta, donde todavía viven una cultura indígena milenaria y riquezas naturales fascinantes: la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombia. Sin embargo, nuestro proyecto tiene una dimensión internacional y un énfasis en las tecnologías de información modernas.

¿Una paradoja? O un punto de intersección, un puente entre el presente y el pasado, entre lo local y lo global...

Por estas razones, definimos los objetivos de nuestra Fundación de esta manera en los documentos oficiales :

''La Fundación LA SEMILLA, cuya sede se sitúa en Paris, tiene objetivos educativos, ecológicos y sociales. Su finalidad es ayudar a crear y sostener colegios basados en pedagogías alternativas que respeten cada niño en todas sus especificidades y dimensiones. Estos colegios buscan constituir un puente entre nuestras sociedades "modernas" y los saberes tradicionales y locales. Queremos crear un colegio en la región de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombia, la cual se caracteriza por sus inmensas riquezas naturales, culturales y la presencia de sociedades indígenas tradicionales : los kogis, arhuacos, wiwas y kankuamos.

La Fundación busca también entre sus objetivos :

  • promover y compartir su experiencia educativa a través de eventos (conferencias, exposiciones, etc.) en Francia o en el extranjero ;
  • proteger los saberes y sociedades tradicionales ;
  • tejer intercambios educativos y culturales entre Francia y estos colegios.''

¡Y LA SEMILLA a penas acaba de nacer, el 31 de agosto del 2015 en Paris!

¡Es el principio de un camino largo en el que podrán también participar y sostenernos si lo desean, porque los necesitaremos para seguir adelante!

En este momento, damos los primeros pasos : estamos abriendo una cuenta bancaria, estamos creando un sitio Internet y una pagina Facebook, y vamos a empezar a colectar fondos...

¡Contamos con ustedes!

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